Un atelier de sensibilisation met en lumière les défis de l’intégration des directives communautaires dans le système pharmaceutique malien .
Bamako accueille depuis ce mercredi 20 mai 2026 un atelier d’information et de sensibilisation consacré à la Directive n°06/2020/CM/UEMOA relative au statut des autorités de réglementation pharmaceutique des États membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Cette rencontre réunit autorités administratives, experts du secteur sanitaire et représentants institutionnels autour des enjeux liés à la gouvernance pharmaceutique au sein de l’espace communautaire.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le secrétaire général du ministère de la Santé et du Développement social, le Dr Abdoulaye Guindo, en présence du représentant résident de l’UEMOA au Mali, Roberto Alexandre Vieira, ainsi que de plusieurs responsables du secteur de la santé.
Prenant la parole au nom du président de la Commission de l’UEMOA, Roberto Alexandre Vieira a rappelé que la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’Union, tenue à Bamako en février 2026, avait mis en évidence le retard du Mali dans l’intégration de la Directive n°06/2020/CM/UEMOA dans son arsenal juridique national.
Le représentant résident a également évoqué les conclusions de l’atelier de revue analytique des réformes à faibles ou moyennes performances de mise en œuvre, organisé à Koulikoro du 21 au 23 avril 2026. Selon lui, cette rencontre avait notamment recommandé la création d’une autorité nationale autonome de réglementation pharmaceutique, dotée de la personnalité juridique et compétente en matière d’homologation des produits pharmaceutiques à usage humain.

Pour les responsables communautaires, cette réforme apparaît comme une étape déterminante dans le processus d’harmonisation des politiques pharmaceutiques au sein de l’UEMOA. Roberto Alexandre Vieira a souligné que la réglementation pharmaceutique ne se limite pas aux considérations techniques, mais qu’elle englobe également des dimensions sanitaires, économiques, éthiques et politiques majeures.
Dans son allocution d’ouverture, le Dr Abdoulaye Guindo a salué la forte mobilisation des participants et insisté sur la nécessité de renforcer la compréhension des textes communautaires relatifs à la régulation pharmaceutique. Selon lui, cette session doit permettre aux différents acteurs nationaux de mieux s’approprier les mécanismes réglementaires communautaires afin d’améliorer la gouvernance du secteur pharmaceutique au Mali.
Le secrétaire général du ministère de la Santé et du Développement social a, par ailleurs, exprimé la reconnaissance des autorités maliennes à l’endroit de la Commission de l’UEMOA pour l’organisation de cette initiative. Il a également demandé que soient transmis les remerciements des plus hautes autorités du pays au président de la Commission de l’UEMOA, Abdoulaye Diop, pour son engagement en faveur du renforcement des capacités dans le domaine pharmaceutique au sein de l’espace communautaire.
À travers cet atelier, les autorités maliennes et les instances communautaires entendent accélérer l’adaptation du cadre réglementaire national aux exigences de l’UEMOA, dans un contexte où la qualité, la sécurité et la traçabilité des produits pharmaceutiques demeurent des enjeux cruciaux de santé publique. Fatoumata karambe
