La cérémonie d’ouverture, tenue mardi à Addis-Abeba, a réuni de hauts responsables africains et internationaux autour des priorités sanitaires du continent, avec un accent particulier sur la consolidation des systèmes de santé, la production locale et la mobilisation durable des ressources.
Addis-Abeba, La 76e session du Comité régional de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique s’est ouverte, mardi 25 août 2026, en Éthiopie, en présence de plusieurs hauts responsables africains et internationaux du secteur de la santé. La cérémonie d’ouverture a constitué un temps fort de cette rencontre consacrée aux principaux enjeux sanitaires du continent.
Plusieurs personnalités ont pris la parole à cette occasion, notamment le Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, le ministre de la Santé et du Développement social du Mali, le président de la Commission de l’Union africaine, le président de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique ainsi que le ministre éthiopien de la Santé.
La cérémonie a été officiellement ouverte par le Président de la République fédérale démocratique d’Éthiopie, S.E.M. Taye Atske Selassie.
Le Mali dresse le bilan de son mandat
Dans son discours de bilan, la présidente sortante du Comité régional, le Médecin Colonel-major Assa Badiallo Touré, ministre malienne de la Santé et du Développement social, a mis en avant plusieurs avancées enregistrées ces dernières années dans le domaine sanitaire en Afrique.
Elle a notamment relevé les progrès accomplis dans la gestion des urgences sanitaires, un enjeu devenu central pour les systèmes de santé africains. Elle a également souligné les efforts entrepris en faveur du développement de la production locale de médicaments, de vaccins et d’autres produits de santé essentiels.
Pour la responsable malienne, ces avancées doivent toutefois s’inscrire dans la durée. La consolidation des acquis demeure, selon elle, indispensable pour permettre aux pays africains de mieux répondre aux crises sanitaires et d’améliorer durablement la prise en charge des populations.
Parmi les priorités identifiées figurent le renforcement des systèmes de santé, l’amélioration de l’accès aux soins, le développement de la souveraineté sanitaire et la mobilisation de ressources pérennes en faveur de la santé publique.
Un passage de témoin sous le signe de la continuité
À l’issue de son intervention, le Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique a salué l’engagement de la ministre malienne et les résultats enregistrés au cours de son mandat. Il a également exprimé sa reconnaissance pour sa contribution aux travaux du Comité régional.
Dans un geste symbolique marquant la transition entre les deux présidences, Assa Badiallo Touré a ensuite passé le témoin à la ministre éthiopienne de la Santé, élue présidente de la 76e session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique.
La nouvelle équipe dirigeante a également été mise en place. Le ministre nigérien de la Santé a été élu premier vice-président, tandis que le ministre zimbabwéen de la Santé a été désigné deuxième vice-président de la session.
Des priorités sanitaires toujours au cœur de l’agenda africain
Au-delà du changement de présidence, l’ouverture de cette 76e session traduit la volonté des États membres de poursuivre les efforts engagés pour répondre aux défis sanitaires auxquels le continent reste confronté.
Le renforcement des capacités nationales, la production locale de produits médicaux, l’accès équitable aux soins et la résilience face aux urgences sanitaires figurent parmi les enjeux qui continuent de structurer l’action sanitaire régionale.
La cérémonie d’ouverture a ainsi marqué à la fois la fin du mandat de la présidence malienne et l’ouverture d’une nouvelle séquence sous direction éthiopienne. Elle a surtout réaffirmé la nécessité d’une action collective et coordonnée des pays africains pour consolider les progrès réalisés et améliorer durablement la santé des populations.
DIANGO SANOGO
