Ouverte à Niamey, la 4ᵉ édition de la Foire des Industries Culturelles du Niger met en avant la création, l’entrepreneuriat culturel et la circulation des œuvres entre les pays de l’Alliance des États du Sahel.
Niamey, La 4ᵉ édition de la Foire des Industries Culturelles du Niger (FICNI) a officiellement ouvert ses portes, lundi 14 septembre, à Niamey. La cérémonie inaugurale a été présidée par le ministre nigérien des Transports et de l’Aviation civile, le Colonel-major Abdourahamane Amadou, représentant le Premier ministre, en présence du ministre malien de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, ainsi que de ses homologues du Burkina Faso et du Niger.
Prévue jusqu’au 18 septembre, cette manifestation constitue un rendez-vous majeur pour les acteurs des industries culturelles et créatives. Elle rassemble notamment artistes, créateurs, producteurs, éditeurs, cinéastes, stylistes et artisans autour de plusieurs disciplines : littérature, mode, cinéma, arts plastiques, musique et spectacles.
Durant cinq jours, la FICNI propose un programme articulé autour d’expositions, de conférences et d’ateliers, offrant aux professionnels un cadre d’échanges, de promotion et de mise en valeur de leurs productions. Au-delà de sa dimension culturelle, la foire entend également contribuer au développement des opportunités économiques liées à la création.
La culture comme levier d’intégration
Cette édition s’inscrit également dans une perspective de rapprochement entre les trois pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). À travers la circulation des artistes, des œuvres et des professionnels, la FICNI ambitionne de favoriser l’émergence d’un espace culturel commun, fondé sur la valorisation des patrimoines et la coopération entre les acteurs.
Prenant la parole au nom des ministres chargés de la Culture de l’AES, Mamou Daffé a défendu une vision des industries culturelles et créatives qui ne se limite pas à leur dimension artistique. Selon cette approche, la culture constitue également un vecteur de transmission des valeurs, de préservation des identités et de cohésion entre les peuples.
Le ministre malien a par ailleurs mis l’accent sur la portée économique du secteur. Les industries culturelles et créatives, a-t-il souligné, participent à la création d’emplois, au développement d’entreprises et à la production de richesses, faisant ainsi de la culture un secteur à part entière du développement.
Vers un marché culturel sahélien
À travers cette rencontre, les participants entendent renforcer les passerelles entre les différents maillons de la chaîne culturelle et créative. La FICNI apparaît ainsi comme un espace destiné à favoriser les rencontres professionnelles, les échanges d’expériences et la découverte des productions issues des trois pays de l’AES.
En mettant la création et l’entrepreneuriat culturel au centre des échanges, cette 4ᵉ édition entend contribuer à l’affirmation d’une dynamique culturelle sahélienne davantage intégrée, où la diversité des expressions artistiques peut devenir un facteur de coopération et de développement partagé.
BOUBACAR SANOGO
