Autorité du Bassin de la Volta : Bamako accueille une session ministérielle décisive pour la coopération régionale
Après sept ans sans session ordinaire du Conseil des ministres, les États membres de l’ABV se sont retrouvés dans la capitale malienne pour examiner le fonctionnement de l’organisation sur la période 2019-2025 et les perspectives de travail pour 2027-2028.
Le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les institutions, Dr Yaya Gologo, a présidé, le vendredi 16 octobre 2026 à Bamako, au nom du Premier ministre, chef du Gouvernement, la cérémonie solennelle d’ouverture de la 8ᵉ session ordinaire du Conseil des ministres de l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV). Cette rencontre, qui intervient après sept années sans session ordinaire, offre aux États membres un cadre de concertation sur la gestion des ressources naturelles partagées et les orientations futures de l’organisation.
La cérémonie a réuni le président en exercice du Conseil des ministres de l’ABV, Ahmed Ibrahim, ministre ghanéen des Travaux publics, de l’Habitat et des Ressources en eau, ainsi que les représentants des autres États membres : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali et le Togo. Le ministre malien Tiémoko Traoré et plusieurs autres membres du Gouvernement ont également pris part à cette rencontre.
Dans son allocution, Dr Yaya Gologo a mis en avant la portée de la présence des délégations des pays membres à Bamako. Il a rappelé que les ressources naturelles communes doivent constituer des facteurs de rapprochement plutôt que des motifs de rivalité. Selon lui, elles doivent être considérées comme « des leviers de rapprochement, de stabilité et de développement » au bénéfice des populations.
Cette déclaration souligne l’importance du dialogue entre les États riverains pour favoriser une gestion concertée des ressources du bassin de la Volta. Elle met également en évidence la nécessité de consolider les mécanismes de coopération régionale afin de concilier les intérêts des pays concernés et les besoins des populations.
Le ministre a, par ailleurs, rendu hommage aux chefs d’État et de gouvernement qui ont porté la vision ayant conduit à la création de l’Autorité du Bassin de la Volta. Il a ainsi rappelé l’importance de l’engagement politique dans la mise en place d’un cadre institutionnel consacré à la coopération autour des ressources naturelles partagées.
En amont de la rencontre ministérielle, les experts ont tenu des travaux préparatoires du 12 au 15 octobre 2026. Leurs échanges ont notamment porté sur le fonctionnement de l’ABV entre 2019 et 2025, ainsi que sur le projet de plan de travail pour la période 2027-2028.
À cette occasion, Dr Yaya Gologo a salué leur engagement, leur disponibilité et la qualité des travaux accomplis. Cette étape technique constitue un préalable aux discussions ministérielles sur le bilan de l’organisation et les perspectives de ses activités.
L’examen de ces dossiers doit permettre aux représentants des États membres de disposer d’une base de discussion sur les orientations à privilégier pour les prochaines années. Le projet de plan de travail 2027-2028 figure ainsi parmi les éléments importants soumis à leur appréciation.
La tenue de cette 8ᵉ session ordinaire marque une reprise des échanges ministériels au sein de l’ABV après sept ans d’interruption. Elle remet en lumière l’importance d’une concertation régulière entre les États membres pour assurer la continuité de l’action commune.
Au-delà de la rencontre institutionnelle, la gestion durable des ressources naturelles partagées demeure un enjeu majeur pour la coopération régionale. La concrétisation des orientations qui seront retenues devra permettre de renforcer les efforts collectifs en faveur de la stabilité et du développement des populations du bassin de la Volta.
BOUBACAR SANOGO
