Un atelier national à Bamako pose les bases de la classification et de la catégorisation des festivals et centres culturels Le Centre International de Conférences de Bamako (CICB) a abrité, ce vendredi, l’atelier de validation du processus de classification et de catégorisation des centres culturels et festivals du Mali. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, en présence de nombreux acteurs culturels, institutionnels et partenaires du secteur.
Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de refondation culturelle impulsée par le Président de la Transition, Chef de l’État, Son Excellence le Général d’Armée Assimi Goïta, qui a décrété 2025 Année de la Culture et consacré la période 2026-2027 comme Année de l’Éducation et de la Culture. Elle traduit une volonté affirmée des autorités de placer la culture au cœur du projet national de reconstruction et de souveraineté.

Une réponse aux recommandations des États généraux
La démarche s’appuie sur les recommandations issues des États généraux de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme – Bamako FUGABA. Elle constitue une étape déterminante dans l’opérationnalisation de la Politique nationale de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme.
L’objectif affiché est multiple : structurer le secteur, renforcer sa lisibilité, valoriser le patrimoine matériel et immatériel et améliorer la qualité de l’offre artistique et touristique. À travers cette réforme, les autorités entendent également consolider la cohésion sociale, promouvoir la décentralisation culturelle et dynamiser les territoires.
Vers une professionnalisation accrue du secteur
Dans son allocution, le ministre Mamou Daffé a salué « le travail remarquable des acteurs culturels » tout au long de l’année 2025, qualifiée d’Année de la Culture. Selon lui, les acquis enregistrés doivent désormais être consolidés par des réformes structurelles durables.
La classification et la catégorisation des centres culturels et festivals constituent la première phase de ce processus. Elles permettront d’établir des critères objectifs d’évaluation, de mieux organiser le secteur et d’instaurer des standards de qualité. Une seconde phase de labellisation est annoncée, avec pour ambition de professionnaliser davantage les structures et de renforcer leur attractivité, tant au plan national qu’international.
Pour le ministre, cette réforme représente une réponse concrète à l’ambition nationale de renaissance culturelle. « Classifier et catégoriser, c’est poser les fondements d’un secteur mieux organisé, plus compétitif et porteur de développement », a-t-il souligné.
Une vision stratégique pour la souveraineté culturelle
Au-delà de l’aspect technique, l’initiative traduit une vision stratégique : faire de la culture un levier de développement économique, de rayonnement international et d’affirmation identitaire. En structurant ses festivals et centres culturels, le Mali entend consolider son patrimoine et affirmer sa souveraineté culturelle dans un contexte de mutation profonde.
L’atelier de Bamako marque ainsi une étape décisive vers une gouvernance modernisée du secteur culturel, au service de l’éducation, de la créativité et du développement durable.
B S