Éducation au Mali : le ministre Amadou Sy Savane mobilise les promoteurs d’écoles privées pour la réussite de l’année 2026-2027 .


Réunis à Bamako, les acteurs de l’enseignement privé ont échangé avec le ministre de l’Éducation nationale sur les orientations stratégiques de l’« Année de l’Éducation et de la Culture », tout en exprimant leurs préoccupations liées notamment aux arriérés de paiement.

Dans le cadre des concertations engagées avec les acteurs du système éducatif, le ministre de l’Éducation nationale, le Dr Amadou Sy Savane, a rencontré, le jeudi 5 mars 2026 à Bamako, les promoteurs d’écoles privées du Mali. Cette rencontre intervient après une série d’échanges avec les syndicats du secteur de l’éducation.

L’objectif principal de cette séance de travail était de porter à la connaissance des partenaires les orientations stratégiques ainsi que les dispositions envisagées par le département en charge de l’éducation, afin de permettre à chaque acteur de contribuer efficacement à la réussite de l’année scolaire 2026-2027. Celle-ci a été décrétée « Année de l’Éducation et de la Culture » par le Président de la Transition, Chef de l’État, le Général d’armée Assimi Goïta.

Prenant la parole devant les promoteurs d’établissements privés, le ministre a rappelé les deux principes fondamentaux qui doivent guider l’action commune : la confiance et le respect des règles. Selon lui, ces valeurs constituent le socle d’un partenariat durable entre l’État et les acteurs privés de l’éducation.

« Donnons-nous la main et échangeons autour des perspectives qui s’ouvrent afin que cette année soit une réussite », a déclaré le ministre, appelant l’ensemble des partenaires à s’inscrire dans une dynamique collective de transformation du système éducatif.

Le Dr Amadou Sy Savane a également souligné la nécessité de renforcer la qualité de l’enseignement, notamment à travers la valorisation de ressources humaines compétentes et l’intégration des valeurs culturelles et des langues nationales dans le processus éducatif. À ses yeux, l’année décrétée par les autorités représente une opportunité majeure pour impulser de profondes réformes et réaliser des avancées significatives dans le secteur.

« C’est une chance extraordinaire qui nous est offerte. Le Mali a besoin d’une révision du programme scolaire et d’un engagement résolu de tous les acteurs pour construire l’avenir de nos enfants et de notre pays », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité d’actions concertées et structurantes.

Les promoteurs d’écoles privées, pour leur part, ont salué l’initiative du ministère, estimant que ce cadre de dialogue est essentiel pour renforcer la collaboration entre les pouvoirs publics et les opérateurs privés du secteur éducatif. Ils ont toutefois profité de l’occasion pour soulever certaines préoccupations, notamment le retard dans le paiement de leurs arriérés.

En réponse, le ministre a tenu à rassurer ses interlocuteurs, affirmant que l’État demeure engagé dans le respect de ses obligations financières. « L’État n’est pas un mauvais payeur, mais un payeur simplement en retard », a-t-il précisé.

Pour les autorités éducatives, l’« Année de l’Éducation et de la Culture » doit ainsi constituer un moment de convergence des efforts et des initiatives en vue de trouver des solutions durables aux défis auxquels fait face l’école malienne.

B S S

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