Fonds minier de développement local : l’État renforce l’appui aux collectivités territoriales .


À Koulouba, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a présidé la remise symbolique de chèques géants aux communes bénéficiaires, dans le cadre de la redistribution de plus de 18 milliards de FCFA issus des revenus miniers.


Fonds minier de développement local : remise symbolique de chèques aux collectivités territoriales

Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi Goïta, Chef de l’État, a présidé, le jeudi 12 mars 2026 au Palais de Koulouba, la cérémonie de remise symbolique de chèques géants du Fonds minier de développement local (FMDL) à neuf communes représentatives. Cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre des recommandations issues des Assises nationales de la Refondation visant à renforcer l’impact du secteur minier sur le développement local.

La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, du Président du Conseil national de Transition, ainsi que de plusieurs membres du Gouvernement, notamment les ministres chargés de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, des Mines, de l’Économie et des Finances, en plus de nombreuses autorités administratives et institutionnelles.

À l’issue de la cérémonie, le Chef de l’État a salué les efforts du Gouvernement pour la concrétisation de cette mesure. « Nous sommes très heureux et très satisfaits d’avoir concrétisé ce vœu du peuple malien », a-t-il déclaré devant la presse, soulignant l’importance de ce mécanisme dans la redistribution des retombées économiques du secteur minier.

Selon le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, l’enveloppe du Fonds minier de développement local pour l’exercice 2025 s’élève à plus de 18,4 milliards de francs CFA. La répartition de ces ressources a été décidée lors de la première réunion du Comité de suivi du Fonds, tenue le 2 mars dernier, conformément aux dispositions de l’arrêté interministériel fixant les modalités de péréquation entre les collectivités territoriales.

Ces ressources proviennent essentiellement des contributions versées par les titulaires de titres d’exploitation minière ainsi que par les bénéficiaires d’autorisations industrielles d’exploitation de substances de carrières.

La clé de répartition prévoit que 50 % des fonds soient attribués aux communes directement affectées par les activités minières, 25 % aux autres collectivités territoriales situées dans les zones minières, tandis que les 25 % restants reviennent aux collectivités des autres régions du Mali. Pour le ministre de l’Économie et des Finances, ce mécanisme vise à garantir une redistribution équitable des revenus du secteur extractif et à respecter le principe de justice territoriale.

La remise symbolique des chèques a concerné les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Bougouni, Kita, Tombouctou, San, Gao et Kidal. Toutefois, les autorités ont précisé que l’ensemble des communes du Mali bénéficiera de cette redistribution selon les modalités établies.

Prenant la parole au nom des bénéficiaires, le maire de la commune rurale d’Alafia, dans la région de Tombouctou, Yéhia Ha Konta, a exprimé sa reconnaissance aux autorités de la Transition pour la réforme du Code minier et l’introduction du contenu local adoptée en 2023. Selon lui, ces réformes contribuent à faire bénéficier davantage les populations des retombées de l’exploitation des ressources naturelles.

Le représentant des collectivités bénéficiaires a également assuré que les fonds seront utilisés de manière responsable pour financer des projets structurants capables d’améliorer les conditions de vie des populations.

De son côté, le Président de la Transition a insisté sur la nécessité d’une gestion rigoureuse de ces ressources publiques. Il a rappelé la mise en place d’un mécanisme de contrôle articulé autour de trois niveaux de suivi : communal, régional et national, afin de garantir la bonne utilisation des fonds.

L’objectif, a-t-il précisé, est de permettre la réalisation de projets structurants susceptibles d’améliorer durablement les conditions de vie des populations et de réduire les impacts négatifs liés aux activités minières.

Le Chef de l’État a également averti que tout manquement dans la gestion de ces ressources pourrait donner lieu à des poursuites judiciaires, conformément à l’engagement des autorités de la Transition dans la lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance.

À travers cette initiative, les autorités entendent renforcer le rôle des collectivités territoriales dans le développement local et donner une traduction concrète au principe de partage équitable des richesses minières au profit des populations.

B S SANOGO

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