De passage au Mali pour les obsèques du Maestro Boncana Maïga, l’icône de la musique africaine a rendu hommage à son mentor et informé les autorités d’un titre dédié au président de la Transition.
En séjour à Bamako dans le cadre des obsèques du Maestro Boncana Maïga, décédé le 28 février 2026, la célèbre chanteuse ivoirienne Aïcha Koné, figure emblématique de la musique africaine, a été reçue en audience le mardi 3 mars 2026 par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé.
Cette rencontre, qui s’est tenue dans la capitale malienne Bamako, s’inscrit dans un contexte marqué par l’émotion et les hommages rendus au célèbre musicien et arrangeur malien, dont l’influence a profondément marqué plusieurs générations d’artistes africains.
Au cours de l’audience, la chanteuse, souvent surnommée « Mama Africa », a indiqué être venue informer le ministre de la sortie d’un titre musical qu’elle a dédié à Assimi Goïta, président de la Transition et chef de l’État du Mali. Elle a également profité de l’occasion pour saluer l’hommage rendu par les autorités maliennes au Maestro Boncana Maïga, qu’elle considère comme une figure majeure de son parcours artistique.
Très émue, Aïcha Koné a exprimé sa profonde gratitude à l’endroit du défunt musicien, qu’elle a présenté comme un mentor et un guide dans sa carrière. Selon elle, Boncana Maïga a joué un rôle déterminant dans son évolution artistique et dans la reconnaissance internationale de son œuvre musicale.
Pour sa part, le ministre Mamou Daffé a salué la visite de l’artiste et rendu hommage à son parcours remarquable. Il a également félicité la diva pour son engagement en faveur de la promotion de la culture africaine et pour le rôle de modèle qu’elle incarne auprès des jeunes générations d’artistes du continent.
Cette rencontre témoigne, selon les observateurs, de l’importance des échanges culturels et de la reconnaissance mutuelle entre les acteurs majeurs du monde artistique africain et les autorités publiques, dans un contexte où la culture demeure un vecteur essentiel de cohésion et de rayonnement du continent.
BOUBA S SANOGO