Quarante-six ans après sa disparition, les autorités et les anciens militants saluent un héritage toujours vivant, entre mémoire, patriotisme et aspirations pour le Mali Kura
Le Mali a commémoré, ce mardi, le 46ᵉ anniversaire de la disparition d’Abdoul Karim Camara, dit « Cabral », figure marquante de l’engagement estudiantin et symbole de la lutte pour la justice et la liberté. La cérémonie officielle, empreinte de recueillement et de solennité, s’est tenue sous l’égide des autorités de la Transition et des anciens compagnons de lutte du défunt.
À cette occasion, le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a procédé à un dépôt de gerbe de fleurs en hommage à celui dont le combat continue de marquer la conscience collective nationale. Agissant au nom du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, le Chef du gouvernement a salué la mémoire d’un homme dont l’engagement demeure une référence pour les générations présentes et futures.
Dans son allocution, le Premier ministre a élargi cet hommage à l’ensemble des fils du pays tombés pour la défense des idéaux de justice et de souveraineté. Il a insisté sur la nécessité de perpétuer les valeurs de discipline et de patriotisme, qu’il a présentées comme des piliers essentiels dans la construction du « Mali Kura ».
Prenant également la parole, le Secrétaire général de l’Amicale des anciens militants et sympathisants de l’Union des élèves et étudiants du Mali (AMS-UNEEM), Seydou Patrice Dembélé, a souligné la portée contemporaine de l’héritage de Cabral. Selon lui, la Confédération des États du Sahel (AES) s’inscrit dans la continuité du rêve porté par le militant disparu, incarnant une volonté renouvelée d’émancipation et de solidarité régionale.
Au-delà du devoir de mémoire, cette commémoration a été l’occasion de réaffirmer un appel à l’unité nationale et à la responsabilité collective. Le Chef du gouvernement a notamment exhorté la jeunesse malienne à s’inspirer de l’exemple de Cabral pour contribuer activement à l’édification d’un État fort, souverain et résilient.
La cérémonie s’est achevée sur une note de reconnaissance envers l’AMS-UNEEM, dont l’action constante vise à entretenir la mémoire historique et à éveiller la conscience citoyenne des jeunes générations.
Quarante-six ans après sa disparition, Abdoul Karim Camara demeure ainsi une figure tutélaire, dont l’engagement continue d’éclairer les aspirations d’un Mali en quête de renouveau.
B SANOGO