Entre défis structurels et ambitions renouvelées, les administrateurs du Fonds d’Appui à l’Industrie Cinématographique sont appelés à proposer des solutions concrètes pour redynamiser le secteur
Bamako, 17 mars 2026 — La salle de réunion du Département en charge de la Culture a abrité, mardi, la 11ᵉ session ordinaire du Conseil d’Administration du Fonds d’Appui à l’Industrie Cinématographique (FAIC), dans un contexte marqué par une volonté affirmée de relance du cinéma malien.
La cérémonie d’ouverture était présidée par le Secrétaire général, Mahamadou dit Koumbouna Diarra, représentant le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé. Elle a réuni les membres du Conseil d’Administration autour des enjeux actuels et des perspectives de développement du secteur cinématographique national.
Dans son allocution de bienvenue, la Directrice générale par intérim du FAIC, Mariam Maïga Koné, a salué la mobilisation des administrateurs. Elle les a invités à examiner avec rigueur les difficultés auxquelles l’institution est confrontée, notamment en vue d’identifier des solutions durables susceptibles de favoriser une sortie de crise et d’assurer un fonctionnement optimal du Fonds.
Prenant la parole au nom du ministre, le Secrétaire général a exprimé sa reconnaissance envers les administrateurs pour leur engagement constant en faveur du développement du cinéma malien. Il a également souligné l’importance de la tenue régulière des sessions du Conseil, qu’il a qualifiée de gage de bonne gouvernance.
Inscrivant cette rencontre dans le contexte plus large de la refondation nationale, Mahamadou dit Koumbouna Diarra a rappelé le rôle stratégique de la culture dans la construction du Mali de demain. Il a, à cet effet, mis en lumière les difficultés persistantes du secteur, notamment en matière de financement, de formation et de professionnalisation des acteurs.
Face à ces défis structurels, il a exhorté les responsables du FAIC à redoubler d’efforts afin de consolider les acquis et d’insuffler une nouvelle dynamique au cinéma malien. Il a également évoqué les opportunités offertes par la poursuite de l’Année de la Culture, ainsi que par l’orientation des politiques publiques vers l’éducation et la valorisation du patrimoine culturel, conformément aux priorités nationales.
Avant de déclarer ouverts les travaux, le représentant du ministre a invité les membres du Conseil à formuler des propositions concrètes, réalistes et pertinentes, en vue de renforcer l’efficacité du FAIC et de mieux répondre aux attentes des professionnels du secteur.
Cette session intervient ainsi à un moment charnière, où les acteurs institutionnels sont appelés à poser les bases d’une véritable relance de l’industrie cinématographique malienne, dans un environnement en pleine mutation.
BALLO LANCENY