Prix de la viande au Mali : le gouvernement mise sur la relance des marchés à bétail
Face à la hausse des prix sur les marchés, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a réuni, le 12 octobre 2026, les acteurs de l’interprofession viande afin d’identifier des mesures concrètes pour améliorer l’approvisionnement et renforcer l’accessibilité de ce produit aux consommateurs.
La maîtrise des prix des produits de première nécessité demeure un enjeu majeur pour les ménages maliens. Dans ce contexte, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a présidé, lundi 12 octobre 2026, dans les locaux de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), une deuxième rencontre avec les acteurs de l’interprofession viande. Objectif : examiner les facteurs à l’origine de la hausse des prix et dégager des solutions susceptibles d’améliorer la disponibilité de la viande sur les marchés nationaux.
Cette réunion fait suite à une première séance de travail tenue le 5 octobre dernier, consacrée à l’état des lieux de la filière. Cette nouvelle concertation a permis d’approfondir l’analyse des difficultés rencontrées par les professionnels et d’examiner leurs propositions en vue d’inverser la tendance observée sur les marchés.
Au cœur des échanges, la nécessité d’agir sur les différents facteurs qui influencent les prix, notamment les conditions d’approvisionnement, le transport du bétail et les coûts liés à la production. L’ambition affichée est de faciliter la circulation des animaux vers les centres de consommation et de contribuer, à terme, à rendre la viande plus accessible aux populations.
Parmi les principales mesures annoncées figure l’ouverture, dans un délai d’une semaine, de l’ensemble des marchés à bétail concernés, notamment ceux de Nioro, Konna et Fatoma. Cette initiative vise à faciliter les transactions commerciales et à améliorer l’approvisionnement des marchés en animaux destinés à la consommation.
La sécurisation des circuits d’approvisionnement constitue également une priorité. Les discussions ont notamment porté sur la protection des convois de bétail et la fluidification du transport entre les centres périurbains et les zones urbaines. Ces mesures devraient contribuer à réduire les entraves à la circulation des animaux et à faciliter les échanges entre les différents acteurs de la filière.
Toutefois, les réponses envisagées ne se limitent pas aux dispositions immédiates. Les participants ont également souligné l’importance d’agir durablement sur les coûts de production, en particulier à travers le développement des cultures fourragères et la diversification des sources d’alimentation animale.
Le renforcement de la disponibilité des aliments pour le bétail apparaît ainsi comme une piste à explorer pour réduire les contraintes pesant sur les éleveurs et améliorer les conditions de production. Une approche structurelle qui pourrait contribuer à une meilleure stabilité de l’offre sur les marchés.
Cette démarche s’inscrit dans les orientations de l’axe 3 de la lettre de cadrage du président de la Transition, consacré à la satisfaction des besoins fondamentaux des populations, notamment par la disponibilité et l’accessibilité des denrées de première nécessité.
Pour le département de l’Industrie et du Commerce, le principal défi consiste désormais à assurer la mise en œuvre effective des mesures retenues. Leur portée dépendra notamment de la réouverture des marchés concernés, de l’amélioration des conditions de transport et de la capacité des différents intervenants à lever les obstacles qui pèsent sur l’approvisionnement.
Au-delà des engagements pris autour de la table de concertation, les consommateurs attendent des effets tangibles sur les marchés, particulièrement en ce qui concerne l’évolution des prix. La concrétisation des mesures annoncées constituera donc un enjeu déterminant pour apprécier les résultats de cette nouvelle concertation entre les autorités et les professionnels de la filière viande.
ARAMATOU TRAORE
