Journée internationale de la paix à Samako : les communautés mobilisées pour renforcer la cohésion sociale
Réunissant autorités locales, représentants communautaires et partenaires, la célébration du 12 octobre 2026 a été marquée par la signature symbolique du « Mur vivant de la paix », symbole d’un engagement collectif en faveur du vivre-ensemble.
La localité de Samako a accueilli, le lundi 12 octobre 2026, la célébration de la Journée internationale de la paix, placée sous le thème : « Mur vivant de la paix et de la cohésion sociale : ensemble, écrivons un avenir de paix ». Initialement prévue le 21 septembre, cette commémoration a été reportée en raison des activités organisées dans le cadre de la fête nationale du Mali, célébrée le 22 septembre.
La rencontre a mobilisé les autorités administratives et coutumières, les représentants des communautés de Samako, Samaya et Kati Bougou, ainsi que plusieurs partenaires engagés dans la promotion de la paix et de la cohésion sociale. Cette mobilisation a constitué une occasion de réaffirmer l’importance du dialogue communautaire, de la solidarité et de la participation citoyenne dans la prévention des conflits.
Dans son mot de bienvenue, Bakary Diarra, représentant du chef de village de Samanko, a salué la mobilisation des populations et exprimé sa reconnaissance aux partenaires, notamment ASDEMIN et AEN, pour leur accompagnement des initiatives en faveur de la paix et du développement communautaire.
Prenant la parole à son tour, Lola Coulibaly, coordinatrice de la paix au sein de l’AEN, a présenté les principaux domaines d’intervention de son organisation. Ceux-ci concernent notamment l’accès à l’eau potable, l’amélioration des infrastructures sanitaires, le renforcement des capacités du personnel médical et l’accompagnement des personnes vulnérables.
Elle a également mis l’accent sur la protection des enfants, le soutien aux femmes confrontées aux injustices ainsi que l’inclusion des personnes en situation de handicap. Autant de domaines qui, au-delà de leur dimension sociale, contribuent à créer les conditions d’une coexistence pacifique et d’une meilleure solidarité entre les communautés.
Selon la coordinatrice, le projet de promotion de la paix et de la cohésion sociale, lancé en 2025 dans les localités concernées, se poursuivra jusqu’en 2029. Cette perspective traduit la volonté d’inscrire les efforts de sensibilisation et d’accompagnement communautaire dans la durée.
Des témoignages pour valoriser les expériences communautaires
La célébration a également été ponctuée par plusieurs témoignages, notamment ceux d’Ana Dembélé, de Samaya, et de Mamadou Kouyaté, de Kati Bougou, ainsi que celui du représentant de l’EPAIR. Ces interventions ont permis de mettre en lumière les expériences des communautés bénéficiaires et de souligner l’importance des initiatives locales dans la consolidation des liens sociaux.
Au-delà des discours officiels, ces témoignages ont rappelé que la construction de la paix repose aussi sur l’implication des populations, leur capacité à dialoguer et leur volonté de rechercher ensemble des solutions aux difficultés susceptibles de fragiliser le tissu social.
Moment symbolique de la cérémonie, la signature du « Mur vivant de la paix » par les représentants des populations et des autorités locales a matérialisé leur engagement en faveur du vivre-ensemble. Ce geste collectif se veut une expression de la volonté des différentes composantes de la communauté de privilégier la concertation et la coexistence pacifique.
Dans son mot de clôture, la représentante de la mairie a remercié les partenaires, les chefs de village et l’ensemble des participants pour leur mobilisation et leur contribution à la réussite de l’événement.
À Samako, cette célébration a ainsi remis en lumière un principe essentiel : la paix ne se limite pas à l’absence de conflits ; elle se construit au quotidien par le dialogue, la justice sociale, la solidarité et le respect mutuel. Sa consolidation exige l’engagement constant des autorités, des partenaires et de toutes les composantes de la société, afin de préserver la cohésion sociale et de préparer un avenir commun plus serein.
BOUBACAR SANOGO
