Guichet fermé à Abidjan, mobilisation des stars africaines et hommage familial : la cantatrice malienne signe une consécration historique
Le Mali était à l’honneur en Côte d’Ivoire. L’artiste chanteuse malienne et internationale Mariam Bah Lagaré a marqué l’histoire culturelle africaine en réalisant un concert à guichet fermé au Parc des Expositions d’Abidjan, l’une des plus grandes salles de spectacles de la sous-région. Une performance exceptionnelle qui confirme non seulement la dimension internationale de l’artiste, mais surtout la victoire éclatante de la culture malienne sur la scène africaine.
Dès les premières heures de la journée, une ferveur populaire peu ordinaire s’est emparée de la capitale ivoirienne. À l’aéroport d’Abidjan, des milliers de fans maliens et ivoiriens se sont mobilisés spontanément pour accueillir Mariam Bah, témoignant de l’amour profond que lui voue un public transfrontalier. Un engouement rare, à la hauteur de l’événement.
Sur scène, la soirée a pris une dimension panafricaine. L’artiste chanteuse ivoirienne Roseline Layo a enflammé la toile et l’opinion publique par sa présence et son soutien affiché à l’artiste malienne, illustrant une solidarité artistique africaine forte et sincère. Autre moment marquant : la grande diva ivoirienne Aïcha Koné, dite “Maman Africa”, a honoré l’événement en offrant des présents à Abousy Sora, dans une atmosphère de respect et de reconnaissance culturelle.
La mobilisation ne s’est pas arrêtée là. L’artiste malien international Sidiki Diabaté était également présent pour soutenir Mariam Bah, confirmant l’importance de cette soirée pour la musique malienne. Il faut rappeler que Mariam Bah devient la deuxième artiste malienne à réussir l’exploit de remplir cette grande salle, un fait historique qui témoigne de l’évolution et de la montée en puissance de la culture africaine, et plus particulièrement malienne.
Moment d’émotion intense : la surprise réservée par sa mère, Ramata Sacko, montée sur scène devant un public conquis. Très émue, Mariam Bah a livré un témoignage poignant sur son parcours, rappelant avec humilité et courage les épreuves traversées, affirmant que sa force et son amour pour la vie trouvent leur source dans l’éducation et le soutien de sa mère. Elle en a profité pour lancer un message fort : aimer, respecter et honorer ses parents tant qu’ils sont en vie.
La salle, archicomble, réunissait hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, personnalités culturelles, artistes, influenceurs et figures emblématiques, parmi lesquels le milliardaire malien Bassidi Dembélé, dit Roi 12-12, le chorégraphe Sékou Keïta, alias Sékou Cimoba, ainsi que de nombreux influenceurs et influenceuses maliens.
Derrière cette réussite magistrale se cache également un travail managérial remarquable. Un hommage particulier mérite d’être rendu à Chérif de Bamako, manager principal de l’artiste, dont la vision, la rigueur et l’engagement ont largement contribué à la réussite de cet événement historique.
Au-delà du spectacle, ce concert est une victoire culturelle. Il prouve que le Mali, riche de ses valeurs, de ses traditions et de ses talents féminins, continue de s’imposer avec dignité et fierté sur les grandes scènes internationales. Mariam Bah incarne une femme de culture, une ambassadrice authentique du Mali, dont le talent n’a jamais été remis en doute et qui confirme, par les faits, sa place parmi les grandes voix africaines.
La fête fut belle, mémorable et porteuse d’espoir. Une chose est certaine : ce soir-là, ce n’est pas seulement Mariam Bah qui a gagné, mais toute la culture malienne. Vivement la prochaine célébration de cette Afrique qui crée, unit et rayonne.
B S