Entre écoute des préoccupations et message de résilience, une rencontre marquée par l’appel à la cohésion et au renforcement des liens au sein de l’Alliance des États du Sahel.
En marge de la 22ᵉ édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), couplée à la deuxième édition de la Semaine de la Fraternité de l’Alliance des États du Sahel (AES), le ministre malien de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a rencontré, le 26 avril 2026 à Bobo-Dioulasso, la communauté malienne établie dans cette ville du Burkina Faso.
Représentant le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, le ministre a échangé avec ses compatriotes dans la salle de conférence du Conseil régional des Hauts-Bassins, en présence de l’ambassadeur du Mali au Burkina Faso, Issouf Oumar Maïga. Cette rencontre s’inscrivait dans une démarche d’écoute et de dialogue avec la diaspora, dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires et politiques.

Dès l’entame, la cérémonie a été ponctuée par des prières et bénédictions formulées à l’endroit des Forces armées maliennes (FAMa), du Mali ainsi que des forces de défense de l’AES. La prière, dirigée par l’imam Abdoul Malick Djénépo, a été suivie d’un mot de bienvenue de l’ambassadeur, saluant l’importance de ce cadre d’échange.
Prenant la parole au nom de la communauté malienne, à travers un message lu par le secrétaire général Bakary Togola, les représentants des Maliens de Bobo-Dioulasso ont mis en avant leur intégration dans le tissu socio-économique local, notamment dans la région du Guiriko. Ils ont également exprimé leur soutien aux autorités de la Transition, tout en formulant plusieurs doléances. Parmi celles-ci figure la demande pressante d’ouverture d’un consulat général du Mali à Bobo-Dioulasso, afin de mieux répondre aux besoins administratifs d’une communauté jugée importante.
En réponse, le ministre Mamou Daffé a transmis les salutations du président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, ainsi que celles du chef du gouvernement. Il a salué l’engagement des Maliens de l’extérieur et les a appelés à renforcer la cohésion sociale et à respecter les lois du pays d’accueil.
Insistant sur les liens historiques et culturels entre le Mali et le Burkina Faso, le ministre a rappelé les enjeux liés à la souveraineté et à la stabilité de la région. « Pour être souverain et libre, cela a un prix », a-t-il déclaré, se voulant rassurant quant à la capacité des États membres de l’AES à faire face aux défis sécuritaires, notamment la lutte contre le terrorisme.
Enfin, Mamou Daffé a exprimé, au nom des autorités maliennes, sa gratitude envers les autorités burkinabè pour l’accueil réservé à la délégation, tout en saluant la qualité de l’organisation de la rencontre.
Cette initiative illustre la volonté des autorités maliennes de maintenir un lien étroit avec leur diaspora, considérée comme un acteur clé dans le processus de résilience nationale et de consolidation des relations sous-régionales.
Boubacar Sanogo
