Échange citoyen sur le bilan des cinq années de Transition : les ministres de la Défense et de la Sécurité présentent les acquis de leurs départements .

Lors d’une rencontre organisée au CICB, les responsables des deux départements ont exposé les réalisations enregistrées depuis 2021 et répondu aux préoccupations des participants, qui ont, dans leur majorité, salué les efforts consentis en faveur des Forces armées et de sécurité.

Bamako a accueilli, lundi 13 juillet 2026, un échange citoyen consacré au bilan des cinq années de la Transition. Organisée dans la salle Balla Moussa Keïta du Centre international de conférences de Bamako (CICB), cette rencontre s’inscrit dans le cadre des activités commémoratives marquant les cinq années d’exercice du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, Chef de l’État et Chef suprême des Armées.

Le ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de Division Oumar Diarra, et le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de Division Daoud Aly Mohammedine, ont successivement présenté le bilan de leurs départements respectifs, avant d’échanger avec les participants.

L’assistance était composée de représentants des autorités traditionnelles, du Réseau des communicateurs traditionnels (RECOTRADE), de l’Association des anciens combattants, militaires retraités, veuves et victimes de guerre, ainsi que du Conseil national de la jeunesse.

Au cours de leurs interventions, les deux ministres ont détaillé les principales réalisations enregistrées au cours des cinq dernières années et présenté les perspectives de leurs secteurs. Afin de favoriser une meilleure compréhension, chacun a également résumé son exposé en langue nationale bamanankan.

S’agissant du département de la Défense, le Général de Division Oumar Diarra a mis en avant plusieurs investissements structurants, notamment la construction de l’Hôpital d’instruction des Armées de Banankoro, des camps militaires de Dioïla et de Konobougou, ainsi que des hôpitaux de niveau 2 de Sévaré et de Gao. Il a également cité la réalisation de 1 000 logements à Kati, l’édification du Mémorial des Armées, l’acquisition de nouveaux vecteurs aériens, la création de l’École de Guerre et les actions engagées pour l’amélioration continue des conditions de vie et de travail des Forces armées.

Pour le ministère de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de Division Daoud Aly Mohammedine a indiqué que 131 infrastructures ont été réalisées en cinq ans au profit de la Police nationale, de la Gendarmerie nationale, de la Garde nationale et de la Protection civile. Plusieurs opérations de réhabilitation ont également concerné l’École nationale de Police, la Direction générale de la Police nationale, les Groupements mobiles de sécurité ainsi que diverses infrastructures de la Protection civile.

Le ministre a, par ailleurs, souligné le renforcement des capacités opérationnelles des Forces de sécurité à travers l’acquisition de matériels de maintien de l’ordre, d’armes individuelles et collectives, de munitions, d’effets d’habillement et d’équipements de protection. Ce dispositif a été complété par l’acquisition de véhicules d’intervention, d’ambulances, de camions de transport de troupes, de véhicules logistiques, de motos de patrouille ainsi que de matériels de secours et de lutte contre les incendies.

Sur le plan des ressources humaines, il a fait savoir que plus de 15 000 agents ont été recrutés au sein de la Police nationale et de la Protection civile au cours des cinq dernières années, tandis que 3 000 autres recrues poursuivent actuellement leur formation dans différents centres spécialisés.

Le responsable du département a également évoqué les efforts consentis dans le domaine de la formation, notamment à la faveur de la militarisation de la Police nationale et de la Protection civile, ayant permis de renforcer les formations militaires, la qualification des officiers de police judiciaire ainsi que plusieurs formations spécialisées conduites dans le cadre de la coopération internationale. L’opérationnalisation de l’École d’État-major des Forces de sécurité a, selon lui, permis de former 94 stagiaires.

Abordant les réformes institutionnelles, le ministre de la Sécurité a rappelé l’adoption de la loi portant militarisation de la Police nationale et de la Protection civile ainsi que plusieurs textes ayant conduit à la création des Directions générales de la Police nationale et de la Protection civile.

Il a également mis en exergue les innovations introduites dans la délivrance des documents d’identité et de voyage, avec l’établissement du e-passeport AES et de la carte nationale d’identité biométrique AES, présentés comme des documents conformes aux standards internationaux de sécurisation.

Sur le plan de la coopération sécuritaire, le ministre a indiqué que le Mali privilégie désormais le cadre de la Confédération des États du Sahel (AES), tout en demeurant ouvert à des partenariats fondés sur le respect de sa souveraineté.

La séance d’échanges qui a suivi les exposés a permis aux participants d’exprimer leurs préoccupations et leurs observations. Plusieurs interventions ont salué les efforts déployés en matière de recrutement, d’équipement, de formation et d’amélioration des conditions de travail des Forces armées et de sécurité.

Les questions adressées aux deux ministres ont principalement porté sur l’état d’avancement des nouveaux camps militaires, les modalités de recrutement au sein des Forces de défense et de sécurité, la contribution de la jeunesse à l’effort sécuritaire, les logements sociaux destinés aux personnels ainsi que le rôle des citoyens dans la remontée d’informations aux services compétents.

En réponse, les deux membres du Gouvernement ont apporté des précisions sur les différents points soulevés et ont réaffirmé leur engagement à poursuivre les réformes engagées. Ils ont, enfin, remercié les populations pour leur soutien et les ont invitées à maintenir un esprit de vigilance, de prudence et de collaboration permanente avec les Forces armées et de sécurité, dans l’intérêt de la préservation de la paix et de la sécurité nationales.

BOUBACAR SANOGO

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