La première édition, prévue du 28 juillet au 2 août à Bamako, ambitionne de faire du patrimoine musical malien un puissant levier de cohésion sociale et de développement culturel .
Bamako accueillera, du 28 juillet au 2 août prochains, la première édition du Festival Balla Dogokoun, un rendez-vous culturel placé sous le thème : « Le balafon, un instrument pour l’unité et la cohésion entre les communautés ». Organisé sous le haut parrainage du ministre de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, l’événement se déroulera sur les esplanades du stade du 26 Mars avec pour slogan : « Ensemble, magnifions notre culture ».
La conférence de presse de lancement a réuni plusieurs acteurs du monde culturel, notamment des représentants du ministère de la Culture, du Beledougou Kafo Ton, de l’Association Boyini des Bobo, des artistes ainsi que des responsables culturels venus témoigner leur soutien à cette initiative portée par KASSIM Bengaly, promoteur du festival.
Prenant la parole, Kassim Belgaly a tout d’abord salué la présence des acteurs culturels avant d’exprimer sa reconnaissance envers les plus hautes autorités du pays pour leur engagement constant en faveur de la culture. Il a rappelé que 2026 a été consacrée Année de l’éducation et de la culture par le Président de la République, une orientation qui confère une résonance particulière à cette manifestation.
Selon lui, le Festival Ballan Dogokoun est née d’une conviction profonde : celle de préserver la mémoire collective et de consolider le vivre-ensemble à travers la richesse du patrimoine culturel malien.
« À travers cette première édition placée sous le thème Le balafon, un instrument pour l’unité et la cohésion entre les communautés, nous souhaitons démontrer que la culture demeure l’un des plus puissants leviers pour rapprocher les peuples, renforcer le dialogue, promouvoir la paix, la solidarité et la cohésion sociale », a-t-il déclaré.
Le promoteur a rappelé que le Mali demeure une terre d’une exceptionnelle diversité culturelle, du Kénédougou au Mandé, du Beledougou au pays Bobo, en passant par les communautés Sénoufo, Malinké, Peulh et bien d’autres. Dans toutes ces contrées, le balafon accompagne les grands moments de la vie et constitue un langage universel capable de transcender les différences.
« Notre ambition est de créer un espace où toutes ces expressions culturelles pourront se rencontrer, dialoguer, partager leurs savoir-faire et célébrer ensemble un patrimoine commun qui fait la fierté de notre nation », a-t-il ajouté.
Durant six jours, les festivaliers assisteront à une programmation particulièrement riche comprenant des concerts et spectacles de balafon, des nuits culturelles dédiées aux différentes communautés pratiquant cet instrument, une foire artisanale, des conférences et panels, des expositions culinaires, des espaces gastronomiques valorisant les spécialités nationales, des compétitions de danses traditionnelles ainsi que des activités éducatives et ludiques destinées aux enfants et aux jeunes.
Au-delà de sa dimension culturelle, le festival entend également jouer un rôle majeur dans le développement économique. Il offrira des opportunités aux artisans, artistes, restaurateurs, opérateurs culturels, jeunes entrepreneurs ainsi qu’à l’ensemble des acteurs de l’économie créative.
Les organisateurs ambitionnent de faire du Festival Ballan Dogokoun un rendez-vous culturel incontournable au Mali et en Afrique de l’Ouest, capable d’attirer un public national et international tout en contribuant au rayonnement du patrimoine culturel malien.
Pour Kassim Belgaly, cette première édition représente certes un défi organisationnel, mais surtout une ambition nationale : transmettre le patrimoine aux jeunes générations, valoriser les talents des artistes, renforcer la cohésion sociale grâce à la culture et faire du balafon un véritable ambassadeur du Mali à travers le monde.

Il a lancé un appel aux entreprises, aux institutions publiques, aux partenaires techniques et financiers ainsi qu’à tous les amoureux de la culture afin d’accompagner cette initiative.
« Ensemble, faisons résonner le balafon comme un symbole d’espérance, de fraternité, de paix et d’unité », a-t-il conclu, avant de remercier les membres du comité d’organisation pour leur engagement.
Parmi les interventions, Mariam Bagayogo, du Beledougou Kafo Ton, a souligné toute la portée symbolique du balafon.
« Le balafon est un instrument d’espérance. Il véhicule toujours un message positif et constitue un puissant outil de sensibilisation », a-t-elle affirmé.
L’Association Boyini des Bobo était représentée par M. Dako, tandis qu’Emanuel Diarra, Sista Mamou, ainsi que plusieurs personnalités du monde artistique et culturel ont également pris part à la rencontre.
Au nom du département de la Culture, le représentant du ministère, en présence du directeur du Palais de la Culture SOULEYMANE BATHIENO, a salué une initiative qui contribue efficacement à la sauvegarde et à la transmission du patrimoine national.
« Le balafon n’est pas seulement un instrument de musique. Il est la voix de notre mémoire collective, un symbole de transmission, de dialogue et de rassemblement. À travers ce festival, il s’agit de permettre à la jeune génération de mieux connaître son héritage, de se l’approprier et de le faire vivre », a-t-il déclaré.
Il a souligné que cette initiative s’inscrit pleinement dans la dynamique de l’Année de la culture et de l’éducation, conformément à la volonté des autorités de faire de la culture un instrument de cohésion sociale, d’éducation citoyenne et de souveraineté nationale.
Le représentant du ministère a enfin félicité l’Association culturelle Nagnarki, initiatrice du projet, tout en remerciant les partenaires, les artistes, les médias et l’ensemble des personnes mobilisées pour la réussite de cette première édition.
La cérémonie a pris fin par la déclaration officielle d’ouverture de la campagne de lancement du Festival Balla Dogokoun, dont les organisateurs espèrent faire un événement majeur du calendrier culturel malien et un cadre privilégié de promotion du vivre-ensemble à travers les sonorités intemporelles du balafon.
BOUBACAR SANOGO
