Mali-Algérie : Bamako et Alger veulent donner un nouvel élan à leur coopération

Une séance de travail élargie aux délégations des deux pays a permis d’examiner plusieurs secteurs prioritaires, notamment les investissements, les exportations, les infrastructures, l’énergie et l’enseignement supérieur.

À peine arrivé à Bamako, le Premier ministre algérien a eu un deuxième entretien en tête-à-tête avec son homologue malien, le Général de Division Abdoulaye Maïga. Cette rencontre s’est ensuite élargie aux délégations des deux pays, à la faveur d’une séance de travail consacrée au renforcement de la coopération bilatérale.

Après avoir une nouvelle fois souhaité la bienvenue au chef du Gouvernement algérien, le Général de Division Abdoulaye Maïga a rappelé le contexte de cette rencontre, placée sous le signe de la mise en œuvre de la vision portée par les Présidents de la Transition du Mali, le Général d’Armée Assimi Goïta, et de la République algérienne démocratique et populaire, Abdelmadjid Tebboune.

La visite du Premier ministre algérien à Bamako intervient ainsi comme une nouvelle étape dans l’histoire des relations entre les deux pays. Des relations qui, selon les responsables des deux parties, puisent leurs racines dans une histoire commune et se sont notamment consolidées à travers les luttes pour l’indépendance.

Des secteurs stratégiques au cœur des échanges

Au cours de la séance de travail, plusieurs communications ont été présentées afin de mettre en lumière les potentialités économiques du Mali et les opportunités susceptibles de favoriser de nouveaux partenariats avec l’Algérie.

Le Directeur général de l’Agence pour la promotion des investissements au Mali (API-Mali) a ainsi présenté les principaux secteurs offrant des perspectives d’investissement. Parmi ceux-ci figurent notamment l’or, le lithium, le riz, le coton, les services financiers, l’élevage et les agro-industries.

De son côté, le Directeur général de l’Agence pour la promotion des exportations du Mali (APEX-Mali) a exposé les potentialités de l’offre exportable nationale. La mangue, le sésame et l’anacarde figurent notamment parmi les produits susceptibles de renforcer les échanges commerciaux entre les deux pays.

Les infrastructures et les transports ont également occupé une place importante dans les discussions. Le ministre malien des Transports et des Infrastructures a notamment évoqué la route transsaharienne ainsi que les perspectives liées à la desserte du Mali par Air Algérie.

L’énergie et l’enseignement supérieur parmi les priorités

Le déficit énergétique auquel fait face le Mali a également été abordé au cours de la rencontre. Le ministre en charge de l’Énergie a présenté cette problématique comme l’un des enjeux majeurs pour le développement économique et social du pays.

La coopération universitaire a, elle aussi, fait l’objet d’une attention particulière. Le ministre de l’Enseignement supérieur a rappelé l’ancienneté et le caractère positif des relations entre le Mali et l’Algérie dans ce domaine, en soulignant notamment les avantages accordés aux étudiants maliens bénéficiaires de bourses d’études en Algérie.

Il a toutefois plaidé pour un élargissement de cette coopération au domaine de la recherche, afin de favoriser davantage le partage des connaissances, l’innovation et le développement des compétences.

Vers des équipes thématiques conjointes

Le Premier ministre algérien a salué la qualité des présentations et l’intérêt des différents secteurs identifiés. Il a proposé, à l’issue des échanges, la mise en place d’équipes thématiques chargées d’approfondir les différents dossiers et d’identifier les modalités concrètes de leur mise en œuvre.

Cette approche devrait permettre de passer de l’identification des opportunités à des actions concrètes, dans un esprit de partenariat et de bénéfice mutuel.

Les deux Premiers ministres se sont par ailleurs accordés sur les modalités de la prochaine visite en Algérie du Président de la Transition malienne, le Général d’Armée Assimi Goïta.

À travers cette dynamique, Bamako et Alger entendent ainsi consolider leurs relations historiques et ouvrir de nouvelles perspectives de coopération dans des domaines jugés stratégiques pour le développement et les intérêts communs des deux pays.

ARAMATOU TRAORE

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