Clap de fin à l’UCAO pour la première édition d’une initiative portée par Afri’Change, qui a réuni 70 enfants autour de la musique, de la création artistique, du partage et des valeurs citoyennes.
Cinq jours d’immersion, de découvertes et de créativité. La première édition de SEKO NI DONKO CAMP a officiellement pris fin vendredi 4 septembre 2026, à l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO), au terme d’une aventure qui aura placé la culture au cœur de l’épanouissement des jeunes.
La cérémonie de clôture était placée sous le haut patronage du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, représenté à l’occasion par son chargé de mission, Attaher Maïga. Plusieurs responsables d’institutions culturelles, artistes et acteurs du secteur ont également pris part à ce rendez-vous.
Organisé par Afri’Change, le camp a rassemblé durant cinq jours 70 enfants de l’orphelinat Niaber. Au programme : musique, découverte des instruments, chants, créations artistiques, mais aussi moments de partage et de convivialité.
Loin d’un simple séjour récréatif, SEKO NI DONKO CAMP s’est voulu un espace d’apprentissage et d’expression. Les jeunes participants ont ainsi pu développer leur créativité tout en découvrant la richesse de la culture comme moyen de transmission, de dialogue et de cohésion.
Le moment le plus attendu de la clôture fut sans doute la restitution. Face au public, les jeunes campeurs ont présenté leurs acquis à travers des prestations musicales, des chants et différentes créations artistiques. Une séquence riche en émotions, qui a permis de mesurer le chemin parcouru en seulement quelques jours.
Au nom du ministre Mamou Daffé, Attaher Maïga a salué le travail accompli par les organisateurs et félicité Afri’Change pour cette initiative. Il a notamment souligné sa contribution à la transmission des valeurs sociétales du Mali, à l’éveil des jeunes à l’art et au renforcement du patriotisme.
Cette reconnaissance institutionnelle vient conforter la vocation de l’initiative : faire de la culture un outil concret d’éducation et de construction citoyenne.
Pour la présidente d’Afri’Change, la fin de cette première édition ne constitue d’ailleurs pas un aboutissement définitif. « Le rideau est véritablement tombé ce vendredi 4 septembre 2026, mais l’aventure continue », a-t-elle déclaré, laissant entrevoir la volonté de prolonger cette dynamique.
Au fil de ces cinq jours, les enfants ont partagé bien plus que des activités artistiques. Les instruments, les chants, les repas partagés, les éclats de rire et les rencontres ont contribué à créer un cadre propice à l’apprentissage et au vivre-ensemble.
Avec cette première édition, SEKO NI DONKO CAMP entend inscrire la culture au service de la jeunesse, en faisant de la créativité un vecteur d’éveil, de transmission et de transformation.
Une première expérience qui pourrait ainsi devenir le point de départ d’une aventure culturelle appelée à grandir, avec une ambition claire : donner aux jeunes les moyens de découvrir, de créer et de croire en leur potentiel.
Boubacar Sanogo
