Concours d’entrée au Centre de Formation Pratique Forestier de Tabakoro : 887 candidats à l’épreuve du mérite

Lancé par la ministre Doumbia Mariam Tangara, le concours ouvre la voie aux futurs agents et techniciens des Eaux et Forêts dans un cadre placé sous le signe de l’équité et de la transparence.

Le concours d’entrée au Centre de Formation Pratique Forestier Colonel Jean Djigui Keïta de Tabakoro a débuté ce samedi 26 septembre 2026 au Lycée Ba Aminata Diallo. Le lancement officiel des épreuves a été donné par la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Doumbia Mariam Tangara, en présence de ses homologues en charge de l’Éducation, de l’Agriculture et de la Fonction publique.

Au total, 887 candidats ont été autorisés à prendre part à cette session de recrutement et de formation. Les postulants sont issus de plusieurs zones du pays, notamment les régions de Kayes, Sikasso, Mopti, Tombouctou et Gao, ainsi que du District de Bamako.

La répartition des candidats traduit les deux niveaux de formation proposés. Ainsi, 600 candidats concourent pour le cycle d’agent technique des Eaux et Forêts, d’une durée de deux ans, tandis que 287 candidats sont engagés dans la compétition pour le cycle de technicien des Eaux et Forêts, prévu sur quatre ans.

Le mérite comme principe directeur

Après avoir officiellement donné le coup d’envoi des épreuves, les quatre ministres présents ont adressé un message clair aux candidats : chacun devra compter avant tout sur ses propres capacités et sur le travail accompli dans le cadre de sa préparation.

Cette exigence s’inscrit, selon les responsables présents, dans une volonté de renforcer la crédibilité des concours publics et de consacrer les principes d’équité et de transparence dans l’accès aux formations de l’État.

Le message délivré aux candidats renvoie également aux orientations des plus hautes autorités, notamment aux instructions du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, Chef de l’État, relatives à la promotion du mérite dans la gestion des affaires publiques.

Dans cette perspective, les ministres ont rappelé que la construction du « Mali Kura » ne saurait s’accommoder de pratiques telles que le favoritisme ou la tricherie. Les candidats ont ainsi été invités à affronter les épreuves dans le strict respect des règles établies, en faisant valoir leurs connaissances, leurs compétences et leurs efforts personnels.

Au-delà de la seule dimension du concours, cette session constitue une étape importante dans la formation de nouveaux cadres appelés à contribuer à la protection et à la gestion du patrimoine forestier national.

Les futurs agents et techniciens des Eaux et Forêts auront notamment vocation à participer aux missions de préservation des ressources naturelles, de lutte contre la dégradation des écosystèmes et de sensibilisation des populations aux enjeux environnementaux.

À travers ce concours, les autorités entendent ainsi privilégier une sélection fondée sur les compétences et le mérite, dans le respect des règles applicables aux concours d’accès aux formations publiques.

Pour les 887 candidats, les épreuves entamées ce samedi constituent désormais une étape décisive. Leur réussite dépendra de leurs connaissances et de leurs performances, dans un processus placé sous le signe de l’égalité des chances.

ARAMATOU TRAORE

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